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Douce Morphine, c'est le chemin de l'inaccessible, c'est la route vers
un monde qui nous aide à fuir la pesante réalité et la dépression
continuelle, un étrange voyage qui vous mènera vers des sentiers de
votre esprit encore inexploré.
Oubliez cette enveloppe corporelle et laissez votre esprit s'élever au
métal spleenien du groupe. Passez de l'autre côté du miroir, du côté du
rêve, celui où seul votre âme peut survivre, celui où Mère Nature vous
tend les bras !
Le monde de Douce Morphine c'est un arbre, une foret à l'extérieur, une
foret à l'intérieur (dans l'esprit). Pour eux la nature c'est un
support métaphorique de l'environnement de l'esprit (idéal ou réel).
Elle sert d'appui à la description des sentiments.
Douce Morphine, c'est une histoire commencée un jour d'automne de l'an
2000, un concept visant à montrer que la nature nous est indispensable.
A travers leur musique ils emminent l'auditeur dans un voyage
intemporel. Deux mondes se confrontent, le réel et l'irréel, mais
lequel des deux est le plus réel ? Alors allongez-vous et préparez-vous
à la longue ascension que nous a concocté ce petit groupe français...
Site web : http://www.doucemorphine.com/
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Originaire de Sologne, Douce Morphine fut fondé en octobre 2000 par Matthieu, Flore le rejoignant peu après. Le groupe, qui à l’époque n’était encore qu’un duo, fit son chemin, une petite route bien tranquille faite de nature, de poésie et de romantisme noir. Le tout agrémenté d’une touche métal atmosphérique... Mélangez l’ensemble et vous obtenez ce qu’ils appelèrent du « métal Spleenien ». Douce Morphine est né...
L’année 2001 fut pour eux le début de cette aventure. En effet, en juillet sort leur première démo « Douce Morphine », suivie de peu par « Cœur Sombre » en octobre. Cette année fut aussi l’année de leurs débuts sur scène. A l’automne 2001, ils s’attèlent à la composition d’un concept album : « Du Mal de Vivre ». En rapport à ce travail ils enregistrent une démo « Spleen » en mai 2002. Elle comporte 4 titres qui figureront sur le prochain album.
Durant l’été 2002 le groupe donne quelques concerts et met son site Internet en ligne.
A l’automne, commence l’enregistrement de « Du Mal de Vivre ». Il comportera 14 titres. Les graphismes du livret ainsi que l’enregistrement sont réalisés par le groupe. Clément, leur actuel batteur les rejoint pendant cette période.
Fin février 2003, la maquette de l’album est finalisée : il faut alors démarcher avec les labels et faire connaître le groupe auprès des zines underground. Le groupe obtient des retours positifs et encourageants.
En juillet 2003, le trio devient un quatuor. Il est désormais composé de Flore (chant), Rémi (basse), Matthieu (vocaux, guitare et programmation) et de Clément (batterie). Dans la foulée le groupe crée l’Association Douce Morphine en Août 2003.
En septembre 2003, le maxi « Spleen » comportant 5 titres extraits de la maquette de l’album du « Mal de Vivre » ainsi qu’un titre démo du prochain album est commercialisé. Fin décembre, l’album « Du Mal de Vivre » est mixé et masterisé. Après un léger contretemps, dû à des livrets mal découpés, le premier album du groupe sort enfin en février 2004.
En 2005 , dans le but de retravailler leur ancien morceau à 4 membres le groupe sort un maxi "Des Mots" qui a été enregistrer entre Janvier et Avril de cette même année.
Peu de temps après sa sortie, Clément quitte le groupe, suivie l'année suivante par Rémi. Le groupe redevenu duo, prendra Guillaume qui fera une apparition dans le groupe en tant que percussionniste.
A présent Douce Morphine se compose de Matthieu, Flore et Yann leur nouveau bassiste, ils sont toujours à la recherche d'un batteur, percussionniste.
Prochaine étape pour le groupe l'album "Cicatrice", à suivre donc...
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~ Line Up Actuel ~
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Matthieu
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Rôle dans le groupe : guitare, programmations et vocaux.
Année de naissance : 1981
Totem végétal : l'If
Expérience musicale : un premier groupe que j’aurai voulu dans la lignée de Douce Morphine : Neurasthénie. Et Douce Morphine depuis sa création en octobre 2000
Influences : Mais ce ne sont pas des groupes qui m’influencent mais des ambiances, des paysages, des sentiments. Et surtout ma recherche de l’idéal au travers du spleen. Le moyen de fonder une société meilleure sur l’âme, la symbiose avec la Nature, le dénuement et la recherche de spiritualité. Trouver le moyen de rendre la vie agréable. Ne vivre que dans un environnement positif, pur de toute noirceur et de toute violence. La fin de l’humanité !
Expression libre : notre musique est dédiée à notre mère Nature, si torturée de nos jours, ainsi qu'à tous les rêveurs de ce monde...
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Flore
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Rôle dans le groupe : chant
Année de naissance : 1983
Totem végétal : l'Aubépine
Expérience musicale : Douce Morphine
Influences : je ne sais pas.
Expression libre : ...Que dire, sinon merci à tous les gens qui croient en nous et nous soutiennent... |
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Yann
(photo à venir)
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Rôle dans le groupe : bassiste
Année de naissance : 1976
Totem végétal : Palétuvier
Expérience musicale : Amer (1993-1999), San (2006) et Douce Morphine
Influences :Metallica, Rage Against the Machine, Opeth, Epica, Massive Attack et Paradise Lost<
Expression libre : Je suis un vieu con ! Et alors ? ;o)
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~ Anciens Membres ~
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Guillaume
(2006) |
Rôle dans le groupe : percussions |
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Clément
(2003-2005)
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Rôle dans le groupe : batterie, percussions
Année de naissance : 1984
Totem végétal : le Chêne
Expérience musicale : Batteur de Scapegoat (R.I.P.). Court séjour comme bassiste avec Chill Out. Batteur de Sylver Cycle et de Douce Morphine depuis Juillet 2003
Influences : Christoph (Rammstein) et Mike Gaspar (Moonspell)
Expression libre : Tout ouïe à tout style de musique, prône la tolérance et le respect musical. Apprécie les gens polis et adepte des blagues sans queue ni tête. |
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Rémi
(2003-2006)
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Rôle dans le groupe : basse
Année de naissance : 1983
Totem végétal : le Saule Pleureur
Expérience musicale : mon très court passage au sein d'Ancestral Myth m'a énormément appris. Le reste est sans intérêt....
Influences : Tout ce que j'écoute, je vois et je sens. Des couleurs, des émotions... Ce que je vis chaque jour modèle ma façon de penser, l'être ... et naturellement ma façon d'appréhender la musique..
Expression libre : je suis désolé, je n'ai rien à dire.... |
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:: MAXI ::
« Des Mots » (juin 2005)
01. Nocturnes (inédit)
02. La Dernière Chandelle
03. Nature Morte
04. Sous les Etoiles hurlantes
05. Fleur de Métal (bonus)
06. Le Soir Gagne (bonus)
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:: ALBUM ::
« Du Mal de Vivre » (février 2004)
01. Du Mal de Vivre
02. Le Néant
03. Terre Lune des Illusions
04. Fleur de Métal
05. De Sombres Jours
06. Obsessions Tristes
07. Errements
08. Dépression
09. Sous les Étoiles Hurlantes
10. Le Soir Gagne
11. La Dernière Chandelle
12. Nature Morte
13. Lettre du Crépuscule
14. Veillée
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:: MAXI ::
« SPLEEN » (2003)
01. Le Néant
02. Terre Lune des Illusions
03. Sous les Etoiles Hurlantes
04. Le Soir Gagne
05. La Dernière Chandelle
06. La Déchirure
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Cliquez sur la chanson qui vous interresse pour afficher ses paroles
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:: MAXI ::
« Des Mots »
Une nymphe le hante et trouble son sommeil.
Ces cheveux, immobiles, reflètent le soleil,
Eclipsant tendrement ce doux visage sombre.
Ils sont sur ses épaules des ruisseaux sans nombre.
Elle est chez elle, dans son esprit crépusculaire
Fixant ses regrets dans ses eaux imaginaires.
D'un regard mélancolique, vaguement absent,
Elle nourrit sa tristesse d'un sourire enfant.
Debout, lovée au sein des nénuphars poètes
S'esquisse la courbure d'une aile discrète.
Des fils jais ardent parcourent sa peau nacrée,
Précisant le hasard dans la nuit torturée.
Elle caresse ton coeur de sa tendre chaleur,
Te laissant rêveur à contempler sa splendeur,
Alors que tu songes au sortilège un peu flou
Chargé de tous tes rêves et d'un parfum si doux.
Ouvre les yeux ! Et vois ! Touche enfin les sillons
Que tu graves dans ta peau et les contusions.
Un vague souvenir
Une silhouette s'esquisse sur l'eau.
Délicieuse et enfantine, elle se penche,
Laissant découvrir, pâle et nu, son dos.
C'est une fée aux ailes exquises et blanches
Qui, au milieu des herbes, boit l'onde pure.
Elle capte les regards de la nature
Et doucement se dresse, offrant son corps
Aux gouttes qui coulent des feuilles d'or.
Un elfe félin assombrit mes rêveries.
Il est si loin que je me meurs dans mon esprit.
Ses bras me rassurent contre cette torture,
Chassant sa présence obscure à travers les murs
Qui me parcourt comme un frisson dans mes pensées.
Parfois, sa main s'efface sur ma peau glacée.
Je flânais sur le chemin du crépuscule. Une fleur me cueillit, somnambule. Lorsque la vie nous dévore
Et qu’on sait qu’elle nous emporte,
Nous la retenons encore
Le temps d’être prêts à la porte.
Trop d’obligations empêchent
mon esprit de vagabonder.
Je connais une centaine de cicatrices
pour un seul supplice.
Des milliers de chandelles brûlent dans la nuit,
Nous veillons tard ce soir mon cher esprit.
Tout est parfaitement comme dans nos rêves :
Et sombre et faiblement illuminé.
La vie semble marquer une tragique trêve,
Comme pour pouvoir mieux me destituer.
Je quitterai mon sourire,
Le masque de mon désespoir.
Les ombres vont alors sortir
De mon esprit froid et noir.
Partout vacilleront les flammes
Caressées par un vent morbide.
Et bientôt s’éteindra mon âme
Au milieu d’un monde triste et vide.
Bientôt cette plaie infectée
Va pouvoir se refermer.
Tous mes maux vont lentement s’écouler
S’évanouir avec ma fleur torturée.
Les ténèbres glaciales m’étreindront
Lorsque toutes les flammes s’éteindront.
Mes poëtes maudits m’ont rejoint.
Il viennent pour me prendre la main.
Quand mon amour aura été gravé
Dans la pierre des souvenirs oubliés,
Je m’éloignerai de mon pas fébrile,
Vers d’autres rivages chercherai mon île. Le ciel est plein d’une lumière noire et aveuglante,
L’atmosphère étouffante ne pressent aucune fin.
Le sol, jonché des débris de l’esprit humain,
Se mêle de chair et de sang en une boue démente.
Au milieu du champ mort se dresse un arbre sinistre,
Fleuri de mille plumes affamées de désespoir.
Des reflets bleus et noirs inondent l’éternel soir.
Des reflets de mort ternissent les obsessions tristes.
Un spectre s’est avancé dans cette sombre étendue,
La boue souille ses pieds nus et son habit funèbre.
La pluie dévoile les saillies d’un corps dévêtu.
Debout dans les sillons, il lève des yeux absents.
Son visage livide est rongé par les ténèbres.
L’arbre s’est fané devant ce terrible tourment. _ »N’as-tu jamais eu envie d’être heureux ?
Pourquoi désires-tu t’arrêter de vivre ?
_ »La Vie me fatigue chaque Jour un peu plus.
Égaré entre la Vie et les Livres.
Je n’ai plus envie de rien.
[ _ »C’est fâcheux !
Que faut-il que je fasse ?
Qu’y a-t-il d’important ?
_ »Je me sens si faible et perdu.
Je me suis trompé de Chemin.
_ »Où es-tu sur cette Terre, Déchu ?
Veux-tu me suivre, prendre ma Main ?
Ton Esprit sent le renfermé,
Ton Ame se consume de partout.
_ »Je ne suis pas fait pour la Vie
Car j’y vois trop de Soucis.
_ »Tes Ailes sont couvertes de Boue.
_ »Je n’arrive pas à m’envoler.
Et mes Mains pareilles à des Serres
Se sont accrochées à la Branche,
_ »Malgré Toi !
[ _ »J’étends l’Ombre blanche
Qui me suit depuis mon Désert.
Mes Rêves sont si loin, l’Horreur est si belle.
Mon Oeuvre si tragique n’est que mon Mal Aise.
_ »La Mort s’adresse à vous depuis son Ombre.
Les Mots sont si beaux qu’ils ne sont plus sombres.
La Raison le quitte… Je me demande pourquoi
Tu détestes tant la vie.
Tu veux aller jusqu’au bout
Moi, je ne peux plus dormir,
Je te vois bien trop mal.
La vie est mon tombeau,
Je suis fou et je rêve.
Tu renforces ta coquille,
Pour pouvoir être tranquille.
Mais ton angoisse grandit,
Nourrie par ton esprit.
Fleur de métal, mon amour mis à mal.
Se refermer, sans pouvoir faire un pas.
Ma fleur maladive a le mal de vivre.
Tu renforces ta coquille,
Pour pouvoir être tranquille.
Mais ton angoisse grandit,
Nourrie par ton esprit.
Son coeur est en train de sombrer.
Malade créateur, pour un peu de chaleur. Mon Ame parcourt une Route obscure,
Entourée de grands Arbres morts.
Elle s’enfonce dans l’Ombre de mon Sort,
Dans la Bouche de cette Masse impure.
Mon Cœur saigne dans ce Corps maudit
Et je ne peux m’en échapper.
En moi l’Angoisse a fermenté,
J’ai trépassé dans mon Esprit.
Depuis mon Piton pourrissant,
Je m’observe dans cette Eau lugubre.
Dans ces Eaux fixes vit un Incube,
Reflet de mon Ame, le Néant.
Ma vie est peuplée d’Ombres.
L’Eau est froide et mes Membres aussi,
Mais je m’enfonce dans les Ténèbres.
La Torpeur me gagne dans cette Masse.
Jusqu’où vais-je nager, Corps funèbre ?
L’Eau coule insensible dans son Lit.
Des Bruits alentours me parviennent,
Au loin résonnent des Voix urbaines.
Les Ténèbres accompagnent ma Solitude.
Dans mon Cerveau froid veille la Lassitude.
La Douleur déchire mes Chairs.
Le Sang se répand à l’Air…
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:: ALBUM ::
« Du Mal de Vivre »
« Il existe un sentier sinueux et solitaire. Le voici qui serpente dans la brume et pénètre jusqu’au cœur de cette forêt obscure qu’est la mélancolie.
En avançant, les ténèbres grandiront. Mais l’obscurité deviendra une alliée. Il est nécessaire d’apprendre car le mal grandira lui aussi. Apprendre le froid, pauvre somnambule au milieu du désespoir. Il suffit de suivre le chemin, de se laisser perdre. Car voici un monde isolé dans un esprit noir, création d’un dieu fou, étranger là d’où il vient.
Soudain une clairière se découvre sur ce sentier, lumineuse. Un val clair et limpide, aux arbres faits d’or dans le soleil. L’envie de s’allonger dans l’herbe fraîche, juste histoire de faire un somme. Mais au réveil, l’impression de ne pas y avoir sa place est trop forte. Et puis le chemin continue dans les ténèbres, à travers les marécages. S’enfoncer dans l’ombre. La boue souille les habits et les eaux lugubres fixent les âmes.
Toujours seul dans la mélancolie, le visage et les membres fouettés par des arbres odieux. Peu à peu une seule alternative devient possible, il faut se préparer. Tout autour des milliers de chandelles brûlent mais, peu à peu, s’éteignent dans un vent morbide. La vie s’est retirée depuis longtemps et les âmes ont sombré. Le temps de laisser quelques traces et puis disparaître. Car la mort est au bout du chemin.
Enfin le repos… » Le Néant (instrumental)Depuis la lune des illusions,
Le charme agit.
Toi, l’étranger dont la vision
Semble prendre vie.
Tu me vois sombre, mais sans détresse,
Car je sais ma voie.
Surtout ne vois point de sagesse,
Je n’ai pas la foi.
Les signes que je trace donnent ce monde obscur,
Où d’étranges êtres côtoient mon âme impure.
Je songe, las, à la lune des illusions
Cet astre où tout n’est que rêve, artifice.
Il me semble vivre dans une autre dimension,
Au-delà de ton corps, ton pâle complice.
Je me sens vivre dans une autre dimension,
Là-bas avec ton âme, ta noire complice.
Nous avons l’éternité pour rêver.
La plupart s’occupent des chairs et des choses.
Je sais l’éternité faite pour errer,
Alors je rêve de paysages moroses.
Avec le mal de vivre,
La mort dans l’âme,
Je me suis fait une existence à part.
Avec mes maux, j’ai fabriqué un drame
Cette blessure à vif est mon étendard,
Ma douloureuse amarre…
Depuis si longtemps nous vivons
Sur cette triste lune des illusions.
Sur notre planète désillusoire,
L’éternité semble sans espoir. Je me demande pourquoi
Tu détestes tant la vie.
Tu veux aller jusqu’au bout
Moi, je ne peux plus dormir,
Je te vois bien trop mal.
La vie est mon tombeau,
Je suis fou et je rêve.
Tu renforces ta coquille,
Pour pouvoir être tranquille.
Mais ton angoisse grandit,
Nourrie par ton esprit.
Fleur de métal, mon amour mis à mal.
Se refermer, sans pouvoir faire un pas.
Ma fleur maladive a le mal de vivre.
Tu renforces ta coquille,
Pour pouvoir être tranquille.
Mais ton angoisse grandit,
Nourrie par ton esprit.
Son coeur est en train de sombrer.
Malade créateur, pour un peu de chaleur. Les ténèbres fondent sur toi.
Je sens soudain le froid.
Je suis encore vivant,
L’envie d’être bientôt mort.
Bientôt je serai mort,
L’envie d’être bien vivant.
Mon corps se déchire, aigre.
Mon cœur se désintègre.
Je ne sais que souffrir,
Je ne sais que maigrir,
Tout ce que j’aime me tue.
Tu es un être déchu.
Quelqu’un dépose une fleur
Contre ce triste cœur,
Qui se met à saigner,
Qui ne veut que pleurer. Juste perdu dans l’air du temps.
Des rêves insensés…
La nature est paisible,
Dévorée par cet animal et sa superbe.
Je suis l’acteur d’un monde isolé,
Au milieu de la foule comme un rocher.
Je déteste la vie. Où est l’intérêt ?
Chacun produit une petite vague naïve
Puis on meurt avec elle sans voir la rive.
Pour toujours cette vague silhouette dans le soir,
Je marche dans mon manteau de désespoir.
La solitude le possède.
Sa musique tragique l’obsède.
Elle le fait autre, dieu d’un monde
Où il s’évade de sa tombe.
Je me sens mort bien que vivant,
Ivre d’avoir sobrement pleuré.
J’ai la tête trop peuplée d’Idées,
D’objets à contempler souffrant.
La délivrance égoïste marche.
Cherchez la folie…
La vie est un si long sanglot…
Cherchez la folie…
A force de négativisme et d’art sombre.
Je me retrouve à me creuser une tombe.
Certains verront dans mes obsessions tristes
Une de ces vagues obscures et prophétiques.
Mes poèmes sont ma délivrance
Quand d’autres brûlent un arbre millénaire
Ou bien noient une vague connaissance.
Une beauté ronge mes tendres chairs. Errements (instrumental)Voici sur mon Chemin un étrange Lieu,
Ici nul Mal Aise, ni aucune Douleur.
Une Lumière voilée enveloppe mon Anxieux.
Ici s’apaiseront un peu mes Pleurs.
Voici une Clairière merveilleuse
Que découvrit mon Ame flâneuse.
Aucun de mes Rêves n’a souillé
Cet Endroit baigné de Pureté.
Tout autour résonnent des Airs langoureux
Qui enivrent ton Esprit si malheureux
Comme autant de doux Parfums alcooliques.
Le Temps semble être depuis longtemps statique.
Tout autour résonne…
Ton triste Cœur se tourmente moins,
Le Poids des Maux semble si loin.
Cette Lumière sur ton Corps est suave
Et ces Airs caressants te lavent
Comme pour t’autoriser ces Lieux
Où Sombre et Angoisse sont odieux.
Des Arbres majestueux parés d’Or
Et leurs Feuillages lourds où l’Air dort.
Ce Val somnolait dans mon Ame
Au sein du Brouillard de mon Drame.
Et pourtant…
Ton triste Cœur se tourmente moins,
Le Poids des Maux semblent si loin.
Cette Lumière sur ton Corps est suave
Et ces Airs caressants te lavent
Comme pour t’autoriser ces Lieux
Où Sombre et Angoisse sont Odieux.
Au Creux de mes Bras ma Fée se blottit,
Nous reposons tranquillement unis.
Bientôt il va falloir que je m’éveille
L’Angoisse frappe à la Porte de mon Sommeil… _ »N’as-tu jamais eu envie d’être heureux ?
Pourquoi désires-tu t’arrêter de vivre ?
_ »La Vie me fatigue chaque Jour un peu plus.
Égaré entre la Vie et les Livres.
Je n’ai plus envie de rien.
[ _ »C’est fâcheux !
Que faut-il que je fasse ?
Qu’y a-t-il d’important ?
_ »Je me sens si faible et perdu.
Je me suis trompé de Chemin.
_ »Où es-tu sur cette Terre, Déchu ?
Veux-tu me suivre, prendre ma Main ?
Ton Esprit sent le renfermé,
Ton Ame se consume de partout.
_ »Je ne suis pas fait pour la Vie
Car j’y vois trop de Soucis.
_ »Tes Ailes sont couvertes de Boue.
_ »Je n’arrive pas à m’envoler.
Et mes Mains pareilles à des Serres
Se sont accrochées à la Branche,
_ »Malgré Toi !
[ _ »J’étends l’Ombre blanche
Qui me suit depuis mon Désert.
Mes Rêves sont si loin, l’Horreur est si belle.
Mon Oeuvre si tragique n’est que mon Mal Aise.
_ »La Mort s’adresse à vous depuis son Ombre.
Les Mots sont si beaux qu’ils ne sont plus sombres.
La Raison le quitte… Mon Ame parcourt une Route obscure,
Entourée de grands Arbres morts.
Elle s’enfonce dans l’Ombre de mon Sort,
Dans la Bouche de cette Masse impure.
Mon Cœur saigne dans ce Corps maudit
Et je ne peux m’en échapper.
En moi l’Angoisse a fermenté,
J’ai trépassé dans mon Esprit.
Depuis mon Piton pourrissant,
Je m’observe dans cette Eau lugubre.
Dans ces Eaux fixes vit un Incube,
Reflet de mon Ame, le Néant.
Ma vie est peuplée d’Ombres.
L’Eau est froide et mes Membres aussi,
Mais je m’enfonce dans les Ténèbres.
La Torpeur me gagne dans cette Masse.
Jusqu’où vais-je nager, Corps funèbre ?
L’Eau coule insensible dans son Lit.
Des Bruits alentours me parviennent,
Au loin résonnent des Voix urbaines.
Les Ténèbres accompagnent ma Solitude.
Dans mon Cerveau froid veille la Lassitude.
La Douleur déchire mes Chairs.
Le Sang se répand à l’Air… Mon Ame parcourt une Route obscure,
Entourée de grands Arbres morts.
Elle s’enfonce dans l’Ombre de mon Sort,
Dans la Bouche de cette Masse impure.
Mon Cœur saigne dans ce Corps maudit
Et je ne peux m’en échapper.
En moi l’Angoisse a fermenté,
J’ai trépassé dans mon Esprit.
Depuis mon Piton pourrissant,
Je m’observe dans cette Eau lugubre.
Dans ces Eaux fixes vit un Incube,
Reflet de mon Ame, le Néant.
Ma vie est peuplée d’Ombres.
L’Eau est froide et mes Membres aussi,
Mais je m’enfonce dans les Ténèbres.
La Torpeur me gagne dans cette Masse.
Jusqu’où vais-je nager, Corps funèbre ?
L’Eau coule insensible dans son Lit.
Des Bruits alentours me parviennent,
Au loin résonnent des Voix urbaines.
Les Ténèbres accompagnent ma Solitude.
Dans mon Cerveau froid veille la Lassitude.
La Douleur déchire mes Chairs.
Le Sang se répand à l’Air… Le ciel est plein d’une lumière noire et aveuglante,
L’atmosphère étouffante ne pressent aucune fin.
Le sol, jonché des débris de l’esprit humain,
Se mêle de chair et de sang en une boue démente.
Au milieu du champ mort se dresse un arbre sinistre,
Fleuri de mille plumes affamées de désespoir.
Des reflets bleus et noirs inondent l’éternel soir.
Des reflets de mort ternissent les obsessions tristes.
Un spectre s’est avancé dans cette sombre étendue,
La boue souille ses pieds nus et son habit funèbre.
La pluie dévoile les saillies d’un corps dévêtu.
Debout dans les sillons, il lève des yeux absents.
Son visage livide est rongé par les ténèbres.
L’arbre s’est fané devant ce terrible tourment. _ » Il y a un lustre, tu n’aurais jamais pensé devenir un poète,
A vingt ans, dieu d’un monde noir, sur la voie du néant.
Mais tu supposes que la création vient avec le crépuscule.
Tu es sur la voie de tes cendres.
_ »Tu as besoin que j’entende,
Tu as besoin que je voie
Que tu as presque accompli ton oeuvre,
Que je sente
Que c’est la seule chose qu’il te faille…
_ »…Et pardonne-moi, même si je me consume
Dans les flammes de mon angoisse.
J’en ai assez de ce monde imposteur et de ces jeux insensés.
Et pardonne-moi, même si je brûle
Et m’élève au-dessus des flammes. Pardonne-moi,
Pardonne-moi… Je ne pourrai jamais changer.
_ »Tu prends congé de ces soucis encombrants qui ne t’importent pas.
Comme l’argent, la morale, l’hypocrisie…
Tu es vraiment différent, tes pensées t’excluent.
Elles ne sont pas les bienvenues.
_ »Et pardonne-moi, même si je me consume.
J’en ai assez de ce monde inquisiteur et de ces jeux absurdes.
Et pardonne-moi, même si je brûle et te laisse mon aimée.
Pardonne-moi, pardonne-moi, je ne pourrai jamais plus changer…
« Assurément tu me manqueras… » Te voici gisant dans ce bel écrin,
Et ces beaux habits, ceux d’un sombre jour,
Seront tes derniers bagages, mon amour.
Car ce matin, je dois laisser ta main.
Je t’ai découvert, un soir dans la brume,
Ton visage emmêlé de boucles brunes.
Tu étais pâle dans ton paisible sommeil,
Aucun rêve ne faisait frémir tes veines.
Tes paupières se sont à jamais fermées,
Privées de cette liqueur éparpillée.
Ton âme n’habite plus ton corps débile,
Dur et froid, à tout jamais immobile.
Mon tendre amour est une statue gelée,
Gisant sur le velours, ce soir brûlée.
Comment te dire adieu, toi ma moitié,
Toi que j’embrasse et qui s’en est allé…
Quel est ce corps dans ce sombre cercueil,
Qui trône parmi vous comme un triste écueil ?
Qui est cette personne ainsi allongée,
Se reposant, si joliment parée ?
Je vous vois sangloter. Seriez-vous triste ?
Acceptez mon bras que je vous assiste.
Pourquoi pleurez-vous ? Vous êtes si jolie.
Apprenez-moi votre mélancolie.
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<:: MAXI ::
« SPLEEN »
Le Néant (instrumental)Depuis la lune des illusions,
Le charme agit.
Toi, l’étranger dont la vision
Semble prendre vie.
Tu me vois sombre, mais sans détresse,
Car je sais ma voie.
Surtout ne vois point de sagesse,
Je n’ai pas la foi.
Les signes que je trace donnent ce monde obscur,
Où d’étranges êtres côtoient mon âme impure.
Je songe, las, à la lune des illusions
Cet astre où tout n’est que rêve, artifice.
Il me semble vivre dans une autre dimension,
Au-delà de ton corps, ton pâle complice.
Je me sens vivre dans une autre dimension,
Là-bas avec ton âme, ta noire complice.
Nous avons l’éternité pour rêver.
La plupart s’occupent des chairs et des choses.
Je sais l’éternité faite pour errer,
Alors je rêve de paysages moroses.
Avec le mal de vivre,
La mort dans l’âme,
Je me suis fait une existence à part.
Avec mes maux, j’ai fabriqué un drame
Cette blessure à vif est mon étendard,
Ma douloureuse amarre…
Depuis si longtemps nous vivons
Sur cette triste lune des illusions.
Sur notre planète désillusoire,
L’éternité semble sans espoir. _ »N’as-tu jamais eu envie d’être heureux ?
Pourquoi désires-tu t’arrêter de vivre ?
_ »La Vie me fatigue chaque Jour un peu plus.
Égaré entre la Vie et les Livres.
Je n’ai plus envie de rien.
[ _ »C’est fâcheux !
Que faut-il que je fasse ?
Qu’y a-t-il d’important ?
_ »Je me sens si faible et perdu.
Je me suis trompé de Chemin.
_ »Où es-tu sur cette Terre, Déchu ?
Veux-tu me suivre, prendre ma Main ?
Ton Esprit sent le renfermé,
Ton Ame se consume de partout.
_ »Je ne suis pas fait pour la Vie
Car j’y vois trop de Soucis.
_ »Tes Ailes sont couvertes de Boue.
_ »Je n’arrive pas à m’envoler.
Et mes Mains pareilles à des Serres
Se sont accrochées à la Branche,
_ »Malgré Toi !
[ _ »J’étends l’Ombre blanche
Qui me suit depuis mon Désert.
Mes Rêves sont si loin, l’Horreur est si belle.
Mon Oeuvre si tragique n’est que mon Mal Aise.
_ »La Mort s’adresse à vous depuis son Ombre.
Les Mots sont si beaux qu’ils ne sont plus sombres.
La Raison le quitte… Mon Ame parcourt une Route obscure,
Entourée de grands Arbres morts.
Elle s’enfonce dans l’Ombre de mon Sort,
Dans la Bouche de cette Masse impure.
Mon Cœur saigne dans ce Corps maudit
Et je ne peux m’en échapper.
En moi l’Angoisse a fermenté,
J’ai trépassé dans mon Esprit.
Depuis mon Piton pourrissant,
Je m’observe dans cette Eau lugubre.
Dans ces Eaux fixes vit un Incube,
Reflet de mon Ame, le Néant.
Ma vie est peuplée d’Ombres.
L’Eau est froide et mes Membres aussi,
Mais je m’enfonce dans les Ténèbres.
La Torpeur me gagne dans cette Masse.
Jusqu’où vais-je nager, Corps funèbre ?
L’Eau coule insensible dans son Lit.
Des Bruits alentours me parviennent,
Au loin résonnent des Voix urbaines.
Les Ténèbres accompagnent ma Solitude.
Dans mon Cerveau froid veille la Lassitude.
La Douleur déchire mes Chairs.
Le Sang se répand à l’Air… Lorsque la vie nous dévore
Et qu’on sait qu’elle nous emporte,
Nous la retenons encore
Le temps d’être prêts à la porte.
Trop d’obligations empêchent
mon esprit de vagabonder.
Je connais une centaine de cicatrices
pour un seul supplice.
Des milliers de chandelles brûlent dans la nuit,
Nous veillons tard ce soir mon cher esprit.
Tout est parfaitement comme dans nos rêves :
Et sombre et faiblement illuminé.
La vie semble marquer une tragique trêve,
Comme pour pouvoir mieux me destituer.
Je quitterai mon sourire,
Le masque de mon désespoir.
Les ombres vont alors sortir
De mon esprit froid et noir.
Partout vacilleront les flammes
Caressées par un vent morbide.
Et bientôt s’éteindra mon âme
Au milieu d’un monde triste et vide.
Bientôt cette plaie infectée
Va pouvoir se refermer.
Tous mes maux vont lentement s’écouler
S’évanouir avec ma fleur torturée.
Les ténèbres glaciales m’étreindront
Lorsque toutes les flammes s’éteindront.
Mes poëtes maudits m’ont rejoint.
Il viennent pour me prendre la main.
Quand mon amour aura été gravé
Dans la pierre des souvenirs oubliés,
Je m’éloignerai de mon pas fébrile,
Vers d’autres rivages chercherai mon île. Ange de la nuit,
Tu me prends par la main.
Me guidant hors de la vie,
Sur des sentiers malsains.
Une ombre dans les ténèbres
Attarde sa peine funèbre.
La lumière a fuit son cœur
Que la nuit emplit de douleur.
Ton visage affligé
A quelque chose de tragique.
Ton sombre corps s’est débauché
Pour soulager ton âme nostalgique.
Ton esprit cherche le repos,
Quittant le refuge glacial.
Tu revis dans un sanglot
Pour apaiser une mort trop brutale.
Tu hantes l’autre face du miroir.
Tes maux sont têtus.
Assis seul dans le noir,
Tu soupires ta chair disparue.
Ton visage affligé
A quelque chose de tragique.
Ton sombre corps s’est débauché
Pour soulager ton âme nostalgique.
Ta tristesse t’a cloîtré
Dans les ténèbres de l’humanité.
Une fleur te fascine,
Douce comme la morphine.
Tu es déjà mort
Et la vie te fait du tort.
Tu ne souhaites plus ce supplice,
Que disparaissent ces cicatrices.
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